GRIS Test personnage principal cinématique
Test & critique de jeux vidéo

Test GRIS – Une toile de maître !

Commentaires (4)
  1. Avatar Manu dit :

    Salut ! Je suis le même visiteur que le premier commentaire. Effectivement, il y a plusieurs interprétations. Certains y voient une fille qui se remet d’une dépression, d’autres d’un viol (la murène qui rentre dans la grotte et crache des milliers de mini murènes… Pourquoi pas) … D’autre se disent que c’est la mère qui est morte et notre héroïne fait le deuil. Mais Lorsqu’on obtient toutes les étoiles, il y a une salle secrète sous le dôme du palais, au dernier chapitre, avant de monter et arriver sur la dernière cinématique. La vingtaine d’étoiles est “allumée” sur le mur (éteinte mais visible sinon). Et en chantant, il me semble, ça débute une cinématique. On y voit une petite fille, que l’on reconnaît comme étant l’héroïne, bien plus jeune, même cheveux bleus, avec sa mère, cheveux longs (comme la statue), se promenant dans la nature en pleine soirée. La mère attrape une luciole, et la montre à sa fille. L’insecte tournoie alors autour de la fille, tout comme les étoiles autour de l’héroïne. Et la cinématique se termine. Là encore, certains y voient un souvenir de couples, deux femmes qui s’aimaient, ou que la mère est une déesse car elle attrape une étoile, ou encore que c’est bien celle au long cheveux qui est décédée. Pour moi c’est un souvenir d’une mère et de sa fille. (vidéo disponible sur YouTube) D’ailleurs beaucoup disent que les trophées ont le nom des différentes étapes du deuil (déni, colère, acceptation…), perso j’ai joué sur ma switch, donc pas de trophée, et j’ai pas débloqué grand chose mais j’ai bien eu “acceptation” (très certainement en finissant le jeu) dans la liste des accomplissements.

    Voilà ^^
    Quoi qu’il en soit, ça reste un très bon jeu et on ne reste pas indifférents après y avoir joué.

    1. n1co_m n1co_m dit :

      Cool, merci de ton retour ! Je n’ai pas eu l’occasion de passer suffisamment de temps sur le jeu pour découvrir ces éléments, qui, en effet, semblent apporter de nouveaux matériaux à interpréter… Merci donc de tes précieuses infos ! Certaines critiques reprochaient au jeu ses “gros sabots” et la trop grande évidence du propos traité. On voit bien qu’il n’en est rien !

  2. Avatar Manu dit :

    Bonjour, je me permets de donner mon avis sur l’histoire.
    Donc pour celles et ceux qui ne veulent pas être spoilé, ne lisez pas la suite.

    On ne comprends pas grand chose à l’histoire, une statue prostrée, visiblement en dépression, pleure dans diverses positions, notre héroïne aussi semble aussi souffrir par moment.
    Des ennemis fait de volutes de fumé, de masse grouillante noire.
    Un seul et même temple, palais, revient entre chaque niveau, avec de nouvelles couleurs, reconstruit, de plus en plus magnifique
    Et cette gigantesque statue de femme en miette fini également reconstruite, bien qu’à nouveau détruite dans la dernière cinématique, elle se reconstruit tout de suite après.

    Pour moi, tout prends sens à la fin du jeu.

    Notre héroïne fini par monter le dernier chemin d’étoiles vers le haut, disparaître dans des nuages, et tout l’écran devient blanc / doré.

    Notre héroïne monte au paradis. Elle est décédée. Et ce depuis le début du jeu.

    La statue de la femme est sa mère, qui fait partie du monde des vivants.

    Le temple est la vie de la mère. Il est détruit par le décès de sa fille. Il a perdu ses couleurs, sa beauté, elle même est détruite.

    L’âme de sa fille évolue ainsi dans ce monde, une sorte d’au delà, de purgatoire, (ou encore l’âme de sa mère ?), où elle va tout faire pour redonner des couleurs, réparer le temple de sa mère.

    Elle rencontre des animaux belliqueux, qui représentent des idées noires, morbides, qui l’empêchent de mener à bien son but, qu’elle fini par vaincre.

    Lorsque enfin le temple est redevenu magnifique, bien que craquelé ici et là, et la statue de la mère reconstruite bien qu’aussi craquelée (Qui guéri complètement du décès d’un proche, d’autant plus de son enfant ?), l’âme de la fille a terminé son travail.

    Elles chantent une dernière fois en chœur avant de se dire au revoir, la fille fait une dernière étreinte à sa mère, un dernier baiser, la mère pleure, et l’âme monte, en paix avec elle même, au paradis.

    1. n1co_m n1co_m dit :

      Salut, et merci pour ton commentaire. Oui, c’est une jolie interprétation. Le jeu est essentiellement métaphorique, et je pense que d’autres sont possibles. On a ainsi entendu l’opposé de ton interprétation : c’est une histoire de deuil, ce n’est pas l’héroïne qui est morte, mais elle a perdu quelqu’un (sa mère?) et elle progresse dans un monde de tristesse et de solitude ; et puis, quand elle parvient à surmonter sa douleur, elle revient comme à la vie. Enfin, moi je me demande si il n’y a pas un truc écolo tendance fin du monde, avec la nature qui se vengerait de l’homme (l’oiseau, qui est une figure pacifique d’habitude…). Les statues, toutes féminines, seraient une représentation de la Mère Nourricière (la nature, la Terre…) et c’est quand le personnage humain a appris à vivre avec son environnement (et non plus contre, comme pendant le premier tableau) que la situation s’apaise… et le jeu se finit !
      Chacune de ces lectures est valable, et c’est aussi en cela que le jeu est une réussite !

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